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"7H58 ce samedi-là" : "un mélodrame criminel"

UGC Ph Ce samedi matin-là, dans la banlieue de New York, tout semble normal dans la vie des Hanson. Alors que le père passe un test de conduite, sa femme ouvre la bijouterie familiale. Leur fils aîné s'inquiète du contrôle fiscal qui débute lundi. Et comme d'habitude, son frère cadet se noie dans ses problèmes d'argent. Mais à 7h58, ce samedi-là, tout va basculer...

   Vingt ans aprés "Un aprés-midi de chien" Sidney Lumet nous refait un chef-d'oeuvre qui restera certainement dans les annales des films de braquage du cinéma US aussi bien du rapport du scénario, que de celui de la construction, que de celui du jeu d'acteur.

    Le film va se baser sur les personnages et leur vécu durant une semaine au cours de laquelle se déroule un braquage. Si au début du film on peut penser que Andy (Philip Seymour Offman) et sa femme Gina (Marisa Tomei) mènent une vie heureuse il s'avère que le film et sa construction vont nous apprendre qu'il n'en est rien. Lui connait des problèmes de sexualité, d'argent et de travail. Elle est malheureuse et va se consoler dans le lit de Hank (Ethan Hawke) qui n'est ni plus ni moins que le frère d'Andy. Si ce dernier parait totalement dépassé pendant tout le film, c'est lui qui à la fin s'en tire le mieux. Et tout le film ressemble à cela : une étude de personnages au travers d'un événement qui ne sert que de prétexte à cette étude.

    Et si tout cela est possible c'est grâce à un scénario ingénieux, écrit par une jeune scénariste, avec une construction qui peut paraitre lourde mais qui est en fait toute la clef du film. La réalisation avec des scènes parfois longue permet au spectateur de s'imprégner des lieux, des personnages, des objets et donc de comprendre tout le mécanisme qui s'est fait dans la tête du réalisateur. Les acteurs sont à leur maximum. Si Philip Seymour Hoffman nous a habitué à ses trés bonnes interprétations, Ethan Hawke est aussi bon que dans ses meilleurs films ("Le Cercle des poètes disparus", "Bienvenue à Gattaca" ou encore "Training Day") et nous prouve qu'il se fait trop rare au cinéma.

    Bref, à plus de 80 ans, Sidney Lumet nous livre l'un de ses meilleurs films. A voir san hésiter!!!

Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke. UGC Ph Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke Philip Seymour Hoffman et Sidney Lumet. UGC Ph Sidney Lumet et Philip Seymour Hoffman

     

                                                                                                                              Q&U

 
7h58 ce samedi-là - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
"Ceux qui restent" : un film dur

Studio CanalBertrand et Lorraine sont ceux qui restent… Ils sont ceux qui arpentent les couloirs en se posant des questions interdites, se font repérer au kiosque à journaux, parlent trop fort à la cafétéria, et vont fumer en cachette sur le toit de cet hôpital où leurs conjoints se font soigner. Car pour supporter la culpabilité d’être bien vivants, Bertrand et Lorraine ont décidé de s’aider à vivre, à rire et à continuer d’aimer.

   "Ceux qui restent", c'est tout dabord un sujet difficile : l'accompagnement d'une personne dans la maladie et cela jusqu'à la mort. En effet, quand une personne est gravement malade et comdamnée, on pense d'avantage à elle qu'à la personne qui va rester aprés sa mort, cette personne qui l'aura aimé et accompagné jusqu'à la fin, arpentant les couloirs de l'hopital en essayant de garder le sourire devant cet être qui va disparaitre. Anne Le Ny, la réalisatrice arrive à traiter ce sujet avec simplicité, en ne versant pas dans la pathos, s'interdisant de nous montrer les gens malades et en se focalisant uniquement sur la relation qui va unir Bertrand (Vincent Lindon) et Lorraine (Emanuelle Devos), ainsi que sur leur vie de tous les jours bousculées par la maladie de leurs conjoints.

   "Ceux qui restent", c'est aussi un trés beau duo d'acteur, apperçu il y a 2 ans dans "La Moustache", et qui reviennent ici à leur meilleur niveau; c'est eux qui portent le film, en sortant de la salle on ne peut imaginer le même film avec des acteurs différents. Vincent Lindon est parfait dans ce rôle d'époux, donneur de leçon, que la vie n'épargne pas. Emanuelle Devos est trés authentique dans le rôle de la petite amie, dépassée par les événements et qui s'accroche à Bertrant comme on s'accroche à une bouée.

   "Ceux qui restent", est enfin un film dont on ne sort pas tout à fait indemne; on se pose des questions sur le fait de savoir ce que l'on ferait si on était à leur place, si on pourrait supporter cette douleur et ce calvair.

   Un trés beau film, réalisé simplement, sans prise de risque ni d'artifice mais qui reste dur à regarder.

Emmanuelle Devos et Vincent Lindon. Studio Canal un duo d'acteur irréprochable

Anne Le Ny (sur le tournage). Studio Canal Anne Le Ny, la réalisatrice

 

                                                                                                       Q&U

 
Ceux qui restent - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
"Planète Terreur" : je m'attendais à mieux...

Affiche américaine. The Weinstein Company  Dans une petite ville, William et Dakotablock, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant... De son côté, Cherry,go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Wray,son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n'a pas dit son dernier mot. Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager. Si des millions d'individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d'entre eux se battront jusqu'au bout pour se réfugier dans un lieu sûr...

   Si le premier segment de "Grindhouse", "Boulevard de la Mort" réalisé par Tarantino, a eu droit à une sortie en grande pompe (présentation et séléction à Cannes, sortie dans la foulée pendant les beaux jours), ce second segment à droit à une sortie complétement intimiste, en plein mois d'août alors que tout le monde ou presque est en vacances. Cherchez y une explication à tout cela? Tarantino serait-il plus vendeur que Rodriguez? Bref, on ne va pas gaspiller notre salive, on sait qui est derrière tout cela (les Weinstein Brothers) et on connait leur fonctionnement.

   Sur "Planète Terreur", il faut passer sur le scénario écrit sur un bout de papier et qui n'est pas le but d'un film Grindhouse. Mais du côté de la réalisation, on peut être un peu surpris. Alors que dans le segment de Tarantino, on se sentait vraiment au milieu d'un film de série Z, ici à certains passages du film on penserait à une grosse série B puis la séquence suivante on est en pleine série Z. Il n'y a pas de constance dans la réalisation. L'image granulée ne fait pas tout et cela se ressent. Par contre, les effets-spéciaux sont bien dosés pour une série Z : on voit que c'est fait sans pognon!

   En revanche le point fort du film, reste ses personnages. Tous plus barrés les uns que les autres. On retrouve un militaire fou (trés bon Bruce Willis), une jeune go-go danseuse qui perd sa jambe (superbe Rose McGowan), son ex roi de la mitraille (Freddy Rodriguez vu dans la série "Six Feet Under"), un médecin déjanté, sa femme experte en lançé de seringues.... Bref une belle brochette de personnages typiques des séries Z qui sont tous trés bien intérpétés.

   La bande son du film est aussi une réussite. On peut y entendre dans le générique du début, la musique de la bande-annonce de "Grindhouse" avec une superbe chorégraphie de Rose McGowan : excellent !

   Pour en revenir au bloc entier "Grindhouse", c'est-à-dire les deux segments du films, on perd en route pratiquement toute les fausses bandes-annonces;. Il ne reste que celle de "Machette" qui est plutôt bien faite. On attend avec impatience la sortie d'un DVD rassemblant le tout pour se faire une idée du fameux "Grindhouse". En atendant, on aura certainement droit à un DVD pour chaque segment voir un collector, et une édition Deluxe.

   Bref, pour l'instant, le plus réussi des deux segments, reste celui réalisé par mister Tarantino...

Freddy Rodriguez, Marley Shelton, Naveen Andrews et Rose McGowan. TFM Distribution Freddy Rodriguez prêt à défendre la planète...

Rose McGowan. TFM Distribution Rose McGowan pendant le générique et avec sa jambe...

Rose McGowan. TFM Distribution ...et là, la même sans la jambe. Faite votre choix.

                                                                                                     Q&U

 
Planète terreur - un film Grindhouse - ma note pour ce film :
Réalisé par Robert Rodriguez
Avec Rose McGowan, Freddy Rodriguez, Josh Brolin, ...
Année de production : 2007
"La Fille coupée en deux" : un bon Chabrol

La Fille coupée en deux - Affiche conçue par Miss.Tic

     Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l’entourent, s’éprend d’un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré.

     "La Fille coupée en deux" reste un Chabrol trés classique : ça démarre dans une atmosphère légère et cela finit en noirceur et dans un climat trés tendu. Et Chabrol fait monter la tension trés bien et cela il nous l'avait déjà démontré. Encore une fois il fait de la lutte des classes un de ses sujets préféré : ici les milieux de l'édition, de la télévision, de la bourgeoisie où vient s'y perdre une fille (Ludivine Sagnier) qui vient d'un autre milieu plus modeste. Cette denière va s'éprendre d'un auteur à succés (François Bérléand) et préféré se marier à un riche héritier (Benoit Magimel), fils à papa ayant des problèmes d'identité.

     Ici on peut constater l'absence de la figure paternelle ce qui explique le rapprochement entre Gabrielle Deneige (Sagnier) et Charles Saint Denis (Bérléand). Elle recherche ce qu'elle n'a pas eu dans son enfance. Paul Gaudens (Magimel) lui aussi n'a plus de père, ce qui en fait un être fragilisé, étouffé par sa mère et le poids de l'héritage paternelle et le rapproche de Gabrielle tout naturellement. Elle entre les deux parait perdu, hésitante, cherchant à jouer les grandes alors qu'elle reste une enfant. Tout dabord manipulée par Charles, elle devient manipulatrice du pauvre Paul.

     Voilà en gros ce que l'on peut dire de l'histoire. Par ailleurs, les comédiens sont parfaits. Magimel joue à merveille le garçon torturé par ses sentiments. Bérléand est trés bons dans le rôle de l'écrivain chassant sa proie. Et Ludivine Sagnier démontre une fois encore qu'elle une des meilleures actrice de sa génération.

     Le seul bémol est que cela reste un bon Chabrol mais trés classique dans sa réalisation. Contrairement à "L'Ivresse du Pouvoir" qui était plus osé, il n'y a rien ici qui nous démontre que ce Chabrol soit meilleur qu'un autre. Mais on ne va pas faire la fine bouche non plus...

Benoît Magimel et Ludivine Sagnier. Wild Bunch Distribution                                      François Berléand et Ludivine Sagnier. Wild Bunch Distribution

                            Le coeur de Ludivine Sagnier balance entre les deux.

                                                                                                     Q&U

 
La Fille coupée en deux - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
"Mise à prix" : une surprise...

Affiche américaine. Universal Pictures Un mafieux renégat devient, à la suite d'un malentendu, la cible d'une armée de tueurs à gages (un as du déguisement, un spécialiste de la torture, un couple de tueuse lesbienne, un trio de punks néonazis), tandis que le FBI se précipite pour le protéger.

     En revoyant la première bande annonce, on aurait pu s'attendre à un film ressemblant à "Snatch", c'est-à-dire qui va à 200 à l'heure, un montage rapide et un scénario qui tient sur un bout de papier. Il n'en est rien et cela m'aurait plutôt déçu aprés la vision du précédent film du réalisateur Joe Carnahan, "Narc", qui était un petit bijoux de films indépendant.

    Il n'en est donc rien et cela on le doit à un scénario qui nous laisse en haleine jusqu'au bout, tellement il est inventif et ingénieux. En fait, la fin est si innatendue qu'on en reste bouche B. Le réalisateur nous mène en bateau pendant prés de 2h00. La réalisation est réussi même si on peut reprocher un ou deux ralentis devenu monnaie courante dans les films de genre et dont on se serait bien passé.

     Les personnages atypiques sont bien présentés au début du film ce qui nous permet de ne pas perdre le fil. Les acteurs sont bons avec une mention spéciale à Ben Affleck dans un rôle à contre-emploi et à Ray Liotta qui ne cesse de se bonnifier avec le temps. Rajouter à cela une bonne dose d'humour noir et une bande-son réussi et tout le monde est comblé.

     Bref, malgré ses petits défauts, "Mi$e à prix" est un film réussi qui vaut le déplacement juste pour son trés bon scénario. Ce qui se fait rare dans le film de genre...

Alicia Keys. Studio Canal  Chris Pine, Kevin Durand et Maury Sterling. Studio Canal

                       Ci-desous quelques-uns des personnages trés iconoclastes

                                                                                       Q&U

 
Mi$e à prix - ma note pour ce film :
Réalisé par Joe Carnahan
Avec Ryan Reynolds, Ray Liotta, Ben Affleck, ...
Année de production : 2006
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